...

Ur skop war ar plastr

Le jacobin planque son chauvinisme derrière un universalisme abstrait, et défigure notre soif d'émancipation derrière le concept bancal et fourre tout qu'il nomme "communautarisme".

Il est grand temps de lui botter le cul pour qu'il nous foute la paix.

Betek an trec'h bepred !

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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 21:11

Schtroumphette-guidant-le-peuple.JPG

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Publié dans : Ta gueule Marianne - Par Ar c'hrañcher

Mardi 6 décembre 2011 2 06 /12 /Déc /2011 22:47

tintin-au-congo.jpg

 

aimez la france

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Publié dans : Trevadenniñ - Colonialisme - Par Ar c'hrañcher

Samedi 3 décembre 2011 6 03 /12 /Déc /2011 00:17

Ac'hantañ tudoù,

 

Ur "mestr" nevez zo vont da rennañ an ti.

 

img_passage_temoin.jpg

 

Se zo kaoz eo bet kemmet paperioù ar voger, hag anv an ti.

Arabat n'em chalañ pe, deo, kendalc'hit, an diskan na vo ket disheñvel ouzh ar c'han.

 

Ar c'hrañcher

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Par Ar c'hrañcher

Jeudi 1 décembre 2011 4 01 /12 /Déc /2011 23:07

N'ont ket marv c'hoazh.

 

Chomet on mut moarvat, pellig a-walc'h, ha n'ouzon ket c'hoazh ma vo hizivaet alies ar blog-mañ evit poent.

Da lâret eo n'em eus ket divizet c'hoazh ma vo serret da vat anezhañ.

O prederiañ emaon.

 

Trement buan a ra an amzer, ha bemdez e soñjan 'ba kement tra n'em eus ket graet daoust din c'hoant mont war-raok war tachenn-mañ-tachenn.

 

Kenderc'hel gant ar blog-mañ neuze ?

Perak pas. Perak ?

 

Chomet on ket dipitet hag inervet hag a-raok.

Danvez a-walc'h a zo evit skrivañ diehan war pep tra moarvat.

Ur bed troet sot da vat, kamaladed ha n'int ket 'benn ar fin, ur santimant emaomp o vont war zu kudennoù divent er bloavezhioù o tont. Anken ha tra ken mitu ?

Anzavit, n'eus ket peadra da laouennat.

Gouennelouriezh o kreskiñ evel ur respont d'ar c'hudennoù ekonomikel, ha netra evit enebiñ outo... pe dinerzh ar respont.

Emañ an tu kleiz m'eus aon, o koll e ene ivez, a-raok koll muioc'h marteze.

Diouzh ma zu, n'em eus ket kalz a respontoù, ken heuget ma'z on a wechoù gant tud a zo sañset stourm em c'hichenn, eus memes tu eus ar vardell.

 

Ne chomo din 'met ur spered-ki disesper evit magañ ma soñjoù du m'eus aon... pe kejañ gant tud gwellwelus meurbed a c'hellfe frealziñ ac'hanon un tammig.

 

 

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Publié dans : Moi moi moi - Par Torr e Benn

Lundi 22 mars 2010 1 22 /03 /Mars /2010 23:49
"Défendre notre langue, défendre les valeurs qu'elle porte, c'est au fond se battre pour la diversité culturelle de notre monde" N. Sarkozy

coloriage-asterix-1246515891
"Le problème n'est pas l'anglais, le problème c'est le monolinguisme, c'est le prêt-à-porter culturel, c'est l'uniformité."
N. Sarkozy


coloriage-asterix-1246515891






















- Dreist ! Moian vefe ofisielaat hor yezhoù neuze ?
- Ta gueule avec ton breton
tu vois pas qu'on essaie de sauver la diversité culturelle là ?



Petite leçon de francophonie ici





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Publié dans : Trevadenniñ - Colonialisme - Par Torr e Benn

Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 13:19
pesketa.jpg

Soñj 'peus eus referañdom a-benn degemer bonnreizh Europa pe get ?
Ya soñj peus.. met ankouaet eo bet gant tud zo. Tud a c'houlenn da vouez hiziv o deus torchet o revr ganti d'ar c'houlz-mañ.


55% a dud o doa votet NANN.  (30% a dud chomet hep votiñ)
Ha neuze ? YA zo bet memestra.. c'ha c'ha c'ha !

(Pouezhus tre eo mont da votiñ)

Dilennadegoù ar rannvro ?
53% chomet hep votiñ
Ne gomprenan ket.. nann 'vat  !

Hey, pa lavarer dit eo pouezhus mont da votiñ !




Le Référendum français sur le traité établissant une Constitution pour l'Europe... tu t'en souviens ?
Toi oui, mais pas eux, ceux qui demandent ta voix aujourd'hui et qui se sont gentiment torché avec à l'(époque.

55% de vote NON (avec 30 % d'abstention)

résultat ? ce sera OUI quand même, hey Ducon ! Puisqu'on te dit que c'est important d'aller voter !!!

Régionales... 53 % d'abstentionistes ?

Franchement, vraiment,  je comprend pas la défiance de la plebe.

Puisqu'on te dit que c'est important d'aller voter !!!
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Publié dans : Dilennadegoù - elections - Par Torr e Benn

Lundi 1 mars 2010 1 01 /03 /Mars /2010 23:53

- Où Suis-je ?
- Vous êtes au pays des droits de l'homme.
- Qu'est-ce que vous voulez ?
- Des renseignements.
- Dans quel camp êtes-vous ?
- Vous le saurez en tant utile. Nous voulons des renseignements... des renseignements... des renseignements...
- Vous n'en aurez pas !
- De gré ou de force, vous parlerez.
- Qui êtes-vous ?
- Je suis la république.
- Qui est la démocratie ?
- Vous êtes le numéro 1 d'ETA.
- Je ne suis pas un numéro, je suis un basque liiiiibre !
- Ah ah ah ah ah ah !

La France vient encore, et ce depuis depuis pres de 20 ans, d'arrêter le 10 000 eme n°1 d'ETA.

Chapeau !

"YOU ARE... NUMBER ONE"


q-prisoner-rover-1.jpg

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Publié dans : Dizalc'hidigezh - Liberation - Par Torr e Benn

Mercredi 17 février 2010 3 17 /02 /Fév /2010 20:40

Par ce titre certes quelque peu accrocheur, je voulais vous faire part d'un texte de 1851 qui à bien des égards trouve écho dans les fâcheux débats de sociétés, à nous imposés, en temps de grossiers malfonctionnements de répartition  des richesses. Bref, en gros ce qu'on appelle vulgairement un leurre.

La stigmatisation de l'étranger est une constante. Elle a toujours été utilisée comme solution pour détourner le peuple des réels motifs de leur colère ou de  leurs rancoeurs. Quoi de plus simple de s'en prendre aux populations les plus faibles pour se  défouler ? Quoi de mieux que stigmatiser les couches les plus vulnérables ?

Petit exutoire d'autant moins risqué que l' "étranger" ne risque pas en retour de  vous envoyer des compagnies entières de gardes mobiles déterminées à fendre le crâne du subversif. Les vrais responsables de nos malheurs... si !

 

En 1851, Auguste Cherot, hygiéniste zélé de la loi du 13 avril 1850 (obligation pour les villes de créer une commission de recensement des logements insalubres) nous a légué un petit bijou réactionnaire que ne renierait pas aujourd'hui un "certain ministère de l'identité nationale et de l'immigration". Ce texte a pour titre


"RAPPORT SUR LES IMMIGRATIONS BRETONNES DANS LA VILLE DE NANTES".

 

Pour les moins au fait de la situation géopolitique bretonne, il se trouve que Nantes est bien une ville bretonne encore en 1851. Mais la différence linguistique fait que nombre de hauts bretons appellent "bretons" les locuteurs de breton - vivant dans la partie occidentale de la Bretagne - bien qu'étant eux mêmes bretons mais francophones - ou surtout souvent gallèsants.

 

Voici donc quelques extraits saisissants, que j'annoterai afin de nous rapprocher avec une certaine actualité contemporaine.

 

Monsieur le Maire,

Dans son rapport du 11 janvier, la commission pour l'assainissement des logements insalubres vous signalait ce fait : que l'insalubrité des logements, dont la raison principale était la malpropreté avait souvent pour cause première des habitudes de malpropreté invétérés chez les personnes.(...) nous devons le reconnaître, nos espérances se décourageraient, si les quartiers misérables, dont nous poursuivions l'assainissement, devaient être régulièrement infectés, le mot n'est pas trop fort, par ces invasions de mendiants qui nous viennent des campagnes de Bretagne.

 

[Aujourd’hui il s'agit d'invasion de mendiants Rroms qui chagrine nos bons français]

 

Ces populations étrangères à notre département, chez lesquelles la malpropreté la plus repoussante est une seconde nature, et dont la dégradation morale est descendue à un niveau effrayant, viennent périodiquement encombrer nos quartiers les plus pauvres et les plus insalubres.

 

["Si vous rajoutez à cela le bruit et l'odeur" comme disait un ancien président de la république française de sinistre mémoire]

 

(...) Ajoutons que la plupart de ces malheureux ne comprennent que le bas-breton, et qu'il est presque impossible aux agents de l'autorité de s'en faire comprendre.

 

[Tu comprends maintenant pourquoi camarade il était si urgent de nous franciser ! Il fallait que nous comprenions au plus vite les ordres de la maréchaussée, et les ordres en général. Dur d'être soumis lorsqu'on parle une langue que la cœrcition n'atteint pas]

 

Nous ne saurions trop insister sur ce point, monsieur le maire ; chacun de leurs séjours est une véritable infection des habitations, qui doit paralyser tous nos efforts et les vôtres, si on n'apporte un remède énergique à ce fléau.

 

[Aujourd'hui ce « remède énergique » s'appelle CHARTER. A l'époque c'était son anagramme : la CHARETTE]

 

Car c'est un véritable fléau, une plaie déplorable que la présence, parmi nos populations, de ces pauvres gens, dont la dégradation morale égale la dégradation physique.

 

[L'immigré est pauvre, il pue et est décadent. Voila pourquoi il est légitime de s'en débarrasser. Ce n'est pas comme si on se débarrassait d'un humain. Pour ce qui est de la dégradation morale à propos des bretons de l'époque, il est notable de noter qu'être de cette engeance est particulièrement pénible. Vous avouerez : les culs bénis les trouvent décadents et amoraux, et les autres culs bénis (les dogmatiques de Marianne) les trouvent trop portés sur la religion. Le breton emmerde tout le monde, surtout outre-Couesnon].

 

(...) les archives judiciaires révéleraient qu'ils entrent pour les trois quarts dans la population qui alimente les bancs des tribunaux de police. En général, ces ménages sont encombrés d'enfants dont l'aspect est navrant.

 

[Sérieux, ça ne te rappelle rien ? les prisons qui sont pleines à craquer d'étrangers, qui eux même font rien qu'à faire des milliers de gamins ? Décidément le Yann Lagadeg de 1851 ressemble comme 2 gouttes d'eau au Mohammed Haddad de 2010.]

 

(... ) Ces hordes nomades, [sont] une concurrence désastreuse à notre population ouvrière à la recherche du travail.

[Comme un air de famille avec ça : ]

 

chomagefn.jpeg 

 

(...) La plupart ne comprennent pas ou ne parlent que leur patois breton : ils sont donc dans l'impossibilité de pouvoir s'employer utilement, sauf le cas exceptionnel de grands travaux de terrassement. (...) Enfin, ils ont, outre la tentation, toute facilité, dans une grande ville, de s'abandonner à tous les vices auxquels les laisse en pâture l'absence du sens moral, à peu près étouffé chez eux, si jamais il y a été développé.

 

[Pas assez chrétien hier, toujours trop musulman aujourd'hui]

 

Nous pensons qu'à tous égards, il importe que cette facilité de quitter les campagnes pour venir croupir dans la misère d'une grande cité comme la nôtre, soit refusée à ces populations.

 

[Je dois de faire un dessin ?]

 

L'administration doit les retenir dans les campagnes. Elles y seront aussi, près du pasteur de leur paroisse, à la portée des enseignements de la religion et de la morale, dont elles n'ont pas moins besoin que de pain.

 

(...) Nantes, 25 avril 1851.

Le vice président de la commission, A. Cherot

 

Vous aurez remarqué la prose qui qualifiait le breton dans ce document :

« invasion de mendiants » ; « populations étrangères » ;  « fléau » ; « plaie déplorable » ; « hordes nomades » ; « charge pesante » ; « concurrence désastreuse »… C’est la même que l’on peut retrouver ci ou là dans la prose de nos amis dotés d’une redoutable anémie du cerveau.

 

Ce qui surprend également, et je l’ai mentionné ci-dessus, c’est cet appui constant sur le « manque de rigueur morale » qui caractérise cette population basse bretonne ne parlant que le breton. Le camp républicain leur trouvera par contre toujours trop de rigueur morale, et s’attachera à combattre la langue bretonne, l’associant aux croyances religieuses. Le breton, face aux œillères françaises, à gauche comme à droite, l’a toujours eu dans le cul. (Je ne trouve pas de terme plus adéquat).

 

Mais ce petit document est intéressant à plus d'un titre. Grâce à lui nous pouvons mesurer que le système du bouc émissaire peut s'appliquer à n'importe quelle population. Il est même assez savoureux de voir que les héritiers de ce genre de prose (qu'ils soient FN, UMP, MPF et autres petites boules puantes) savent s'adapter avec le temps. Il est même encore plus savoureux de voir que certains petits déchets  organiques "identitaires" se servent aujourd'hui de la Bretagne, présentée sous un angle mythifié, mystifiant, dégoulinant d'imageries chevaleresques mal digérées. Pourtant le breton de 1851 (et jusqu'en 1950 à Paris) était le Rrom, le tzigane, le bougnoule de l'époque. Le dégoût qu’il peut avoir pour le mahométan et son engeance. Le commun des réactionnaires français - dont il est le descendant

idéologique - l'avait pour la bretonne et sa portée de petits n'enfants tout dégueulasses. Et pourtant, ce que l’on peut légitimement trouver ridicule en 2010 à propos des bretons, ne l'est pas moins pour les populations stigmatisées aujourd'hui. Mais je suppose que cela fait beaucoup trop d'informations déconcertantes à apprendre d'un coup pour eux.

 

Je ne voudrais pas non plus oublier dans ma conclusion le petit athée-libre-penseur mou du bulbe, lui aussi, digne héritier de sacrés trous du culs.

 

Combattant à l’époque le breton et ses langues au nom d'un idéal que nous savons aujourd'hui teinté de suprématisme, ce dogme  l’anime toujours en 2010. Hier il fallait extirper le breton de notre bouche, pour nous "élever" et nous sortir des griffes de la religion, aujourd'hui, notre langue l'ennuie toujours autant, mais cette fois-ci au nom (selon la mode du moment) de la lutte contre le communautarisme (Notion magique apparue la dernière décennie. Bien pratique car les affabulations nazies commençaient à s'essouffler 70 ans plus tard).

 

Ces deux engeances ont un point commun : leur amour sans faille pour une France, une, indivisible, proprette, débarrassée de stigmates considérés chacun à leur manière comme exogènes.

 

À ce titre, je suis fier de me reconnaître du côté de mes frères bougnoules. Nous aurons toujours quelque chose de plus en commun que ne comprendront jamais les tenants de la France éternelle qu'elle soit réac ou libre pisseuse.

 

 

 

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Publié dans : Trevadenniñ - Colonialisme - Par Torr e Benn - Communauté : Peuples en lutte

Vendredi 29 janvier 2010 5 29 /01 /Jan /2010 20:16

 

mauvaise_Foi.png

Née d'une très forte volonté politique des hauts responsables de la francophonie, s'est mis en place progressivement un ambitieux programme bilingue franco-vietnamien. Il existe maintenant plus d'une centaine de ces établissements. Encore une fois, sous couvert de diversité culturelle, l'objectif est très clair : former des cadres nationaux qui seront les futurs acteurs du développement du pays.

Le français est, au Vietnam, une langue héritée de la période coloniale. À cette époque, les gouverneurs généraux de l'Indochine éliminèrent l'ancien système éducatif, qu’ils remplacèrent évidemment par le leur. Ce qui est intéressant d'observer, pour le cas du français au Vietnam, se sont les efforts financiers et logistiques que la France est capable de mettre en place lorsqu'il s'agit de propager ses valeurs, sa culture, au travers de sa langue, avec toujours en toile de fond la volonté de fournir un nombre de diplômés de haut niveau au service de l'appareil administratif français.

C’est ainsi que fut mis en place un centre de télé enseignement à Hanoi (favorisée par l'ambassade de France qui y est implantée), chargé de la formation continue des enseignants de français, ainsi qu’un autre pour la formation universitaire à distance. Un autre grand chantier fut celui de la construction du centre régional d'enseignement du français en Asie Pacifique.

Voir également les créations du centre de formation de traducteurs et d'interprètes de l’institut francophone d'informatique, du centre franco-vietnamien de formation la gestion, du centre de formation continue. Il faut également compter sur tout le réseau des alliances Françaises et des centres français que l'on peut trouver un peu partout sur le territoire vietnamien : Can Tho, Hue, Danang, Nha Trang, Ho ChiMinh Ville...

On peut facilement constater à quel point une volonté politique linguistique est facilement mise en place (et avec quels moyens !) quand il s'agit du français.

C’est au vu de ces moyens que l’on constate l’étendue de la mauvaise volonté en matière de bilinguisme ici même.

Nous ne pouvons que constater également que ces machines de guerres linguistiques ne gênent quand à elles personne, et encore moins les adversaires acharnés du bilinguisme breton. Nous n’avons encore jamais vu par exemple aucun libre penseur dénoncer l’acharnement dont font preuve nos gouvernants français à vouloir imposer le français à toute la planète.

 

Immersion : breton = replis culturel, français = diversité culturelle

 

Et de Diwan, il en est encore question. Car tout ce qui touche ces écoles nous ramène à la pédagogie mise en place depuis 1977 en son sein. Depuis quelques années nous assistons à un acharnement sans précédant visant à torpiller tout ce qui touche de près ou de loin ces écoles. Son grand tort ? Pratiquer un enseignement immersif en langue bretonne. Le gouvernement français, ainsi que tous ses supplétifs culturellement narcissiques, mettent tout en oeuvre pour contrer ce projet pédagogique immersif, certains ne craignant pas, tel le duc De Rohan, ancien président de la « région » Bretagne, à faire du chantage alors que Diwan est étranglé financièrement : argent contre abandon de son système immersif.

En 2001 le ministre Mélenchon n’hésite pas à parler de « pratique  sectaire » à l’encontre de l’école bretonne, les parents des élèves de Diwan s’apparentant selon lui des « intégristes linguistiques », des« extrémistes », des « fondamentalistes » (sic). Ceci rejoignant ni plus ni moins le discours des responsables F.O. qui se posent même la question : « entre immersion et séquestration mentale des enfants, où est la différence ? » Ces derniers avançant même l’idée d’un « intégrisme ethnolinguistique ». Bref, l’immersion en langue bretonne pour nos braves républicanistes français, ne peut être qu’une « revendication sectaire ».

 

C’est donc avec consternation que l’on constate que la France, au travers de ses institutions si vénérables, en vienne à promouvoir l’immersion en langue française et donc le « replis culturel » par le biais d’écoles bilingues à l’étranger !

 

Le ministère français de l’Education certifiait ainsi en 2003, à Portland dans l’Etat d’Oregon une école qui est fière de démontrer que l’immersion « est la meilleure méthode pour enseigner une deuxième langue (qui) permet d’utiliser ses nouvelles capacités (…) dans la cour, pendant les sorties d’étude de classe etc.. »

Au Canada l’ambassade de France ne cache pas qu’elle« s’associe aux efforts de développement des  classes d’immersion où le français est enseigné de manière intensive (…) ». D’ailleurs, la France avoue que sa politique de promotion en matière de littérature française y est « particulièrement active ». L’ambassade soutenant même le replis culturel québécois puisqu’elle va jusqu’à envoyer de nombreux intellectuels français aux colloques universitaires au Québec, ce qui somme toute ressemble fortement à de l’ingérence, du moins si l’on se place sur le même point de vue que nos gouvernants.

Retour aux Etats-Unis : quelle est donc la différence entre Diwan et le lycée français de New York où à partir du cours préparatoire, l’enseignement est donné essentiellement en français, et où les enfants commencent à apprendre à lire en français avant d’aborder la lecture en anglais ? Aucun, si ce n’est que le lycée français lui, suit en plus le programme défini par le ministère français de l’Education nationale alors qu’il se trouve aux Etats-Unis. Comble du repli ethnique made in france.

Je terminerai ce petit tour d’horizon d’hypocrisie ethnocentriste par quelques lignes tirées du Projet Pédagogique et Educatif de l’Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE). Dans le chapitre « définir une politique des langue » nous pouvons lire :

« Il s’agit d’assurer la maîtrise de la langue française et d’en faire un outil de communication dépassant le cadre de la classe ou de l’établissement. (…) Dans cette perspective, l’usage de la langue française, dans les enseignements comme dans la vie scolaire et extra scolaire, par les élèves tout comme par les personnels, doit être systématiquement privilégiés »

Nous voyons clairement qu’ici rien ne diffère de la charte des écoles Diwan qui pourtant soulève un tollé incroyable parmi entre autre les défenseurs de la langue française.

Mais comme l’a déclaré Robert Badinter (1) « Toute fermeture d’un lycée français à l’étranger est un coup porté à la France ». On imagine très bien que l’existence même de classes bretonnes sur le sol du territoire dit français est perçue également comme un coup porté contre la France.

 

Une seule chose dérange la France dans la mondialisation : que l’uniformisation ne soit pas française.

 

J’ai parlé ici d’hypocrisie, mais cela n’est qu’un aspect mineur de la politique linguistique  française (entre autre). Comment comprendre ce double langage  : « Ce qui est bon pour ma langue est inconcevable pour la tienne » ? C’est qu’en fait, rien n’a jamais vraiment changé depuis l’invention des races et son pendant, la classification des cultures.  Les « érudits » nous apprirent à une époque, que les races existaient chez l’homme et qu’elles étaient inégales. Il y avait les civilisés, et les sauvages. Les « civilisés » avaient une langue, les autres parlaient un patois, un dialecte. Les « civilisés » avaient la littérature, une nation… les races inférieures une pauvre culture orale et des tribus.

La notion de race a fait long feu, mais son pendant linguistique continue d’exister sans qu’aucune gêne ne se manifeste. On continue a apprécier les langues selon des critères de classification pourtant aussi ridicules et intolérables que ceux de la race.

La France n’a pas évolué depuis Jules Ferry et elle continue d’exercer une politique profondément raciste s’arrogeant le droit de vie et de mort de cultures qu’elle asphyxie.

C’est en cela que Diwan est profondément gênant. Lorsqu’en 1977 naît l'école, personne n’y croit, et cela n’affole pas nos politiques jacobins. Bernard Poignant l’avouera lui-même. Les gamins de Diwan échappent alors aux griffes de l’Education nationale. De par leur langue ils  échappent aussi d’une certaine manière au standard culturel français, et ceci est tout simplement intolérable pour nos uniformisateurs. Mais voila, Diwan qui a beaucoup grossi est devenu incontrôlable et surtout, surtout, inévitable en Bretagne, car Diwan est devenu un véritable symbole même pour les bretons non brittophones.

Il ne reste alors plus beaucoup d’alternatives à la classe dominante pour tenter d’inverser la situation de sympathie qu’exerce ces écoles : leur faire le plus de mal possible en s’acharnant sur les parents que l’on stigmatise, en l’étouffant financièrement, et en usant mille stratagèmes plus odieux les uns que les autres pour semer la confusion sur une pédagogie dont le savoir faire est, je le rappelle, partagé par la France, entre autre, hors de ses frontières. Le but est bien évidement que les petits bretons cessent de grossir les rangs d’une école n’ayant pas le certificat de conformité républicain français tout en essayant d’isoler les récalcitrants et d’une manière générale de continuer de coller une image négative à notre langue. Ils ont bien évidemment compris que l’image que se fait un peuple de sa propre langue est essentielle pour sa viabilité ou non. Notre langue fut ainsi selon les époques : une langue de rustres, un charabia, un baragouin, une langue de curés, puis une langue de nazis. Maintenant que l’intégrisme musulman est mis à l’honneur, nous voici devenus des « fondamentalistes ». Ne trouvez vous pas que cela commence à faire beaucoup !? A ce compte, pourquoi la langue française ne serait-elle pas la langue des négriers, du Maréchal Pétain, de l’OAS, du FN… ? et la langue bretonne celle des paysans insurgés de 1675 ?

Tout simplement parce que nous subissons la vision que nous impose l’Etat. Et cet Etat français associe indûment des notions d’égalité, d’évolution ou de liberté à sa langue depuis des siècles, en oubliant que cette langue a pourtant servi les idéologies les plus malodorantes.

Alors finalement le breton, langue de Mordrel ou celle d’Armand Robin ? Et le français, langue de Molière ou de Lepen ?

Les deux mon général.


(1)  Robert Badinter « sauvons d’abord le français » in Nouvel Observateur 01/07/99

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Publié dans : Trevadenniñ - Colonialisme - Par Torr e Benn

Lundi 25 janvier 2010 1 25 /01 /Jan /2010 13:35
Je ne résiste pas à l'envie de vous faire re-partager des documents que j'avais partiellement publiés il y a quelques temps sur ce blog.

J'ai souvent l'occasion de rappeler à quel point la III eme république fut une période pas très glorieuse. En effet, au nom de l'émancipation, et des valeurs universelles, furent inculquées à coup d'humiliation, de baton et de guerre, l'amour de la patrie française, ainsi que la certitude d'une infériorité de certaines cultures et certains peuples. Ce surmoi français continue de faire aujourd'hui des ravages (notemment au sein d'une organisation anarcho-syndicaliste de Toulouse.. que je ne nommerai pas, la CNT AIT par exemple (qui régulièrement aime à s'astiquer sur un prétendu communautarisme inventé astucieusement de toutes pièces) mais pas seulement.
La gauche française est largement atteinte de cette maladie. Ce national chauvinisme, cet ethnocentrisme, se nomme jacobinisme.
Et il est intéressant de remarquer à quel point le jacobinisme rassemble de l'extrême droite à l'extrême gauche française.
Je ferai certainement un article sur l'argumentaire jacobin. Vous verrez qu'en matière de langues minoritaires par exemple, rien ne différencie Mélanchon de Marine Lepen ou de certains fanfarons de l'AIT (à part un petit point).

Mais revenons-en à nos moutons patriotes.

Je disais donc que la IIIeme est donc réputée pour l'exhaltation de son amour à la patrie.
J'avais retrouvé le livre d'apprentissage de lecture de ma môman, dans les années 50.

L'école de la "république" est censée nous apporter liberté de conscience, et émancipation (selon le catéchisme républicain).. la réalité est tout de même plus croustillante :

Numériser0001


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Alors toi auss petit jacobin.. soit fier et heureux d'être français. Salue le drapeau de la France, pays le plus beau du monde et continue de nous faire chier pour 3 cours d'occitan de basque ou de breton ! Tu tiens le bon bout !

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Publié dans : Trevadenniñ - Colonialisme - Par Torr e Benn - Communauté : Peuples en lutte
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