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Torr e Benn

Une caresse derrière la nuque

Blog résolument pessimisto-misanthrope, crypto communautariste breton, anarcho-bolchevique, une tronçonneuse entre les dents. (Juif allemand les jours fériés uniquement)

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Ta gueule Marianne

Dimanche 18 mars 2012 7 18 /03 /Mars /2012 17:00

Galvet zo bet an dud diwar intrudu Ar Front de Gauche da gemer perzh er manifestadeg evit diskar ur wech all sañset, ar Bastille, pe kentoc'h pezh a chom eus ar Bastille... da lâret eo netra 'met un opera, met dreist-holl simbol an tu kleiz e Bro-c'hall.

An devezh-se, 'ba mojenn ar c'hallaoued, a zo un devezh kaer, p'eo bet diskaret gant ar bobl (parisianiz kentoc'h) prizon taer ar rouantelezh.

Gouzout a ouzomp hiziv an deiz, ne oa ket ken skrijus ar prizon-se pa ne chome nemet un dornad prizonidi enni, dieubet, ha lakaet en-dro b'an toull evit lod anezho gant an dispac'herien o-unan zoken.

Pezh a ouzer ivez bremañ, eo e oa bet paket ar bastille gant ur bobl a huche "Bevet ar Roue !".... 'vel m'o deus kriet "bevet an impalaer ! " dek vloaz war-lec'h da vare Napoleon.

An traoù ne oant ket ken splann hag a blijfe da dud zo e vefe kredet ganeomp.

 

Met un dra all an hini eo moarvat, a laka ac'hanon da brederiañ. Ne gomprenan ket perak e vez ur skouer c'hoazh evit an tu kleiz dre vraz e Bro-c'hall ar mare-se. Da lâret eo, ok... gwall avañset oa mennozhioù an dispac'h-se d'ar c'houlz-mañ. Ok. Gwir eo. Memes ma oa bet avañsetoc'h c'hoazh e Korsika. Ur pezh mell araokadenn eo bet, netra da lâret.

Met anzavomp ivez diouzh un tu all eo bet laeret an dispac'h gant ar vourc'hizien ivez. Ar werin a zo bet gwall zisoñjet, ha buan a-walc'h. 'Vel bepred.

Hiziv an deiz, bourc'hizien eo a ren c'hoazh ar jeu. Sellit pizh ouzh glad eus pep den war ar renk evit an dilennadegoù o tont. Tud pinvidig mor anezho. Kazi tout. Ha memes an hini a c'houll digant an den a c'houl diganeomp tapout ar Bastille en-dro. Poellek eo a benn ar fin.

 

220px-Minitel_1.JPG

 

Met n'eo ket se tamm ebet am boa c'hoant lâret c'hoazh... Kaset e vez re bell ma soñj gant tra-mañ-tra.

Pezh na gomprenan ket neuze, eo, perak chom stanket, ha kemer evel skouer evit hiziv, un dispac'h c'hoarvezet ouzhpenn 200 vloaz zo, p'eo bet dibaset abaoe pell gant broioù pe dispac'hioù all.

"Hey ni eo hon eus ijinet an telegraph !". Brav eo, tudoù, met dihunit ! Ijinet zo bet teknikoù kenere all.

Ar bolitikourien gall a zo 'vel rederien a vefe aet ar maout ganto 1 wezh, 200 vloaz zo, hep gounit netra ken abaoe... pa vez aet buanoc'h buanañ gant ar re all.

Hag ar c'hallaoued o randoniñ difin war o zrec'h pasaet, hep redek ken.

Par Ar c'hrañcher - Publié dans : Ta gueule Marianne
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Mercredi 7 décembre 2011 3 07 /12 /Déc /2011 21:11

Schtroumphette-guidant-le-peuple.JPG

Par Ar c'hrañcher - Publié dans : Ta gueule Marianne
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Vendredi 22 janvier 2010 5 22 /01 /Jan /2010 20:09

C'est quoi un communautariste ?

 

eternal-france-pillow.jpg

 

Le climat actuel de consensus autour de la république française rend difficile le travail de reconnaissance de communautés qui s’estiment victimes d’une discrimination au sein même de la communauté majoritaire, c’est à dire : française-francophone-blanche-chrétienne-hétérosexuelle. Ce consensus dépasse le clivage politique habituel, qu’il soit de gauche ou de droite. Ces dernières années ont vu l’apparition de pléthore de nouveaux mouvements ou de courants faisant fi de ce clivage pour se retrouver autour d’une idée commune : la défense de la république.

            Cette dynamique souverainiste ne se limite pas à une défense passive et organise de nombreuses attaques tout azimut : voile religieux, laïcité, langue française, communauté immigrée, langues minoritaires, minorités sexuelles…

Ces nombreuses attaques ont permis à ces mouvements républicanistes une survisibilité et surtout une maîtrise du sens d’un certain vocabulaire. « Repli culturel », « intégrisme linguistique », et enfin « communautarisme » sont devenus en quelques années le centre des préoccupations politiques de ce pays. Ces communautarismes semblent nombreux selon eux. Ils mettent en péril les fondements même de la république que sont la laïcité et l’universalité.

Comprenez : quelques écolières musulmanes et leur voile, les féministes et leur désir de féminisation de la langue française, les homosexuels face au mariage et à l’adoption, les bretons, basques et occitans et leurs langues…

            Mais l’argument d’ « universalité » français censé annihiler toute réclamation compensatoire ou historique est justement le phénomène le moins universel qui soit. Rares sont les pays à avoir une telle prétention d’universalité, plus rare encore sont les pays en attente d’un quelconque modèle français.

            Le mot communautarisme dans la bouche des républicanistes englobe toute velléité d’émancipation, ou de réparation, d’égalité de la part ou envers certaines « communautés ».

Or, aucune minorité ne demande de règles ou de lois différentes voire spécifiques pour sa « communauté » ce qui serait le cas pour des communautaristes. Les réclamations se limitent à demander l’égalité de droits qui leur sont refusés au nom d’une mythique république.

Ce qui oppose donc ces prétendus communautaristes, et ces défenseur d’une certaine universalité repose sur l’interprétation du terme « égalité ».

 

Quelle république ?

 

Force est de constater que l’égalité en France consiste à se dépouiller de ce qui constitue une certaine identité (considérée pour lors comme, passéiste, régressive, anti-universelle…) pour la fondre dans une identité globale, celle de la république, considérée par les tenants de cette identité comme neutre donc applicable à toutes et à tous.

Cette neutralité s’appuie sur une personnalisation mythifiée de l’Etat français et de ses institutions. Ainsi le mot « France » est souvent remplacé par le terme « République ». Ce faisant, ça n’est plus la France que l’on attaque, mais la République, et donc un modèle donné pour généreux. Aller contre la république en réclamant un droit pouvant pourtant couler de source ailleurs est considéré comme une attaque frontale à toutes les valeurs sensée émmaner de cette république. Le français par exemple devient « Langue de la république », donc une langue qui ne serait plus liée à une ethnie, mais à un certain système politique. Le français peut alors prétende à une sorte d’universalité, que contrarie l’existence même de nos langues minorisées. Ces langues perçues alors comme anti-universelles sont reléguées au folklore, au terroir, à un certain provincialisme rétrograde. Une interprétation différente de la notion d’égalité verrait pourtant nos langues(1) accéder à une image tout aussi positive que celle de la langue officielle.

La France pour accéder à l’universel doit construire ses mythes et les transmettre. Cette pseudo universalité n’est qu’une histoire de force. N’importe quel modèle assez puissant peut prétendre à l’ « universalité ». Ainsi en matière culinaire quoi de plus universel que le « Big Mac » ?

 

 

Une crispation identitaire française

 

Les homosexuels en revendiquant le droit de se marier ne réclament pas de droits que n’aurait pas un couple hétérosexuel en se mariant. De même que les parents d’élèves des écoles Diwan ne demandent pas une éducation exclusive en breton, mais revendiquent le droit de pratiquer de manière paritaire les deux langues, voire trois.

            Mais le mythe républicain ne supporte aucune incartade à ses normes, des normes à ne surtout pas contrarier sous peine de faire grincer la machine. Une machine à fabriquer du clone gaulois qui cache de plus en plus mal sa xénophobie, son homophobie et sa misogynie. L’instrumentalisation du féminisme au nom de la lutte contre le voile ne parvient pas à masquer les inégalités flagrantes dont sont victimes les femmes. Le refus de reconnaître le moindre statut à nos langues nous renvoie au fanatisme exacerbé des défenseurs du français et de la francophonie. Le communautarisme supposé des familles issues de l’immigration occulte quant à lui un problème de xénophobie envers une population à qui l’on exhorte de s’intégrer tout en lui refusant les bénéfices de cette intégration.

Plus qu’une disqualification, il est donc nécessaire pour les mystiques de la république de déformer la réalité, et de propager l’idée d’une guerre civile entre tribus, d’un pays livré à des barbares en quête de pouvoirs féodaux face à une France généreuse, lumière du monde, riche d’une sagesse que ces rustres communautaristes ne savent pas apprécier. Face à toutes ces attaques, la république impose ses valeurs. Le gouvernement se dote pour cela d’un arsenal répressif et identitaire toujours plus important : interdiction du voile, renforcement des lois sur le français langue de la république, lois sur l’enseignement obligatoire de la marseillaise à l’école, loi sur les symboles de la république (drapeaux et histoire), loi sur le rôle positif de la colonisation… Ces symboles sont les outils d’un nationalisme exacerbé et d’un véritable repli culturel. La neutralité et l’universalité se cacheraient-elles donc derrière les plis du drapeau français, ou entre les strophes de la marseillaise ?

Loin de faire appliquer un modèle généreux, la France déjà fortement inégalitaire renforce au contraire ses inégalités. En effet, quoi de moins universel que la précarisation sans cesse grandissante des couches les plus pauvres de la population ? Quoi de moins universel que cette république faite sur mesure pour nos maîtres et sa communauté ?

S’il y a un exemple de communautarisme, c’est bien celui de l’élite bourgeoise et républicaine.

 

(1) Comme le démontre une politique linguistique différente pratiquée dans d’autres pays limitrophes de la France.  Parfois une même langue, parlée de part et d’autre d’une frontière commune révèle une vision et un jugement strictement opposé des habitants de cette même aire linguistique (Occitan, basque, Catalan, Flamand pour ne citer que des cas « français ».

Par Torr e Benn - Publié dans : Ta gueule Marianne - Communauté : Peuples en lutte
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Vendredi 20 mars 2009 5 20 /03 /Mars /2009 11:23


J'aime beaucoup la linguistique. J'aime encore plus la sociolinguistique. J'avoue cependant que certains linguistes m'agacent. C'est le cas d'Henriette Walter et sa marotte : le patois.
Ca, elle le défend le patois. Y'a pas à dire. Les journalistes lorsqu'ils la reçoivent n'ont que ce mot à la bouche et Henriette y va de son couplet sur la défense des patois, qui selon elle, seraient pourtant des "langues à part entière".
Soit. Alors si les patois sont des "langues à part entière", pourquoi s'obstiner à utiliser ce vocable pour désigner ces langues ?
Ecoutons la linguiste, qui nous donne sa définition de "patois" : "Un patois est une langue à part entière, qui se parle dans une aire géographique limitée et qui a connu une évolution légèrement différente de celle des patois voisins. Des patois partageant un ensemble de traits communs constituent un dialecte."

Là, j'avoue avoir beaucoup de difficulté à suivre son raisonnement. En effet, "des langues a part entière" qui forment des dialectes, c'est une nouveauté pour moi. Si l'on s'en tient à son raisonnement, son obstination à nommer "patois", des "langues à part entières" pourrait laisser entendre qu'elle refuse, malgré ses dires, à les considérer comme des "langues à part entière". A moins que son combat soit selui de la réhabilitation du mot "patois" ?

Entendue lors de nombreuses interviews à la radio, Henriette Walter entretient volontier la confusion entre "langues régionales", "patois"... sans jamais dire où ces derniers commencent et finissent , ou si ces deux termes sont pour elle synonymes. Pour reprendre sa définition surprenante, le patois serait parlé "dans une aire géographique limitée".
Quid du Danois, principalement parlé au Danemark ?
Quid de l'estonien, parlé en Estonie ?
Quid du Catalan, prinipalement parlé en Catalogne, mais par près de 10 millions de locuteurs.. Un patois lui aussi ?
Ce que ne dit pas Henriette Walter, c'est que cette classification des langues est purement politique, et que cette classification a une incidence incroyable sur la pratique même de ces langues.
Un exemple éclairant ? Le catalan toujours : Cette langue est parlée par un peuple coupé en deux. Au nord les catalans sont gouvernés par Paris, au sud par Madrid. Ils parlent une même langue, le catalan. Pourtant cette dernière qui est, au mieux, une langue régionale pour les français, est une langue nationale du point de vue Espagnol. Au nord la pratique ce cette langue décroit, elle se porte comme un charme au sud. Nous pouvons multiplier l'exmple à l'envie tant de nombreux peuples en hexagone sont coupés en deux. C'est le cas des flammands, dont la langue côté français est méprisée et ne cesse de perdre des locuteurs, ce qui peut paraitre bien suprenant car ces derniers partagent leur langue avec les néerlandais (16 millions de locuteurs), dont c'est la langue officielle.
Les langues que l'on cache derriere le mot patois sont automatiquement dévalorisées. Et Henriette Walter ne peut feindre de l'ignorer. Elle sait que le mot patois véhicule une image très souvent négative ou péjorative de ces langues.
Le journal Sud Ouest appelle systématiquement "Patois" la langue occitanne. Le quotidien Nord éclair utilise systématiquement ce mot pour désigner le picard, qu'il ne nomme jamais comme tel. En épluchant ces journaux, on remarque que les mots associés au terme "patois" sont très souvent dépréciatifs ou utilisés dans des contextes peu sérieux.
Voici une Petite liste non exhaustive que j'ai relevé dans ces deux canards :
nostalgie
comique
sketch
humour patoisant
humour et fantaisie
rire
coutume régionale
bonne humeur
Sourire
patoisante
expressions savoureuses
folklore et parfois cocasse
tradition et veillées d'autrefois
ancien parler...

On conviendra, que l'on aura de fait, plus de mal à faire admettre à leur locuteurs que ces langues que l'on cantonne au rire et au passé puissent être égales à toute autre forme de langage.
Cercle vicieux. Une langue dépréciée ne donne pas envie d'être transmise. Au mieux, elle servira dans des cercles restreints, et surtout pas publics. Une langue coupée d'expression publique est vouée à disparaitre. Si le combat d'Henriette Walter est de prouver que toutes les langues se valent, je pense qu'il est grotesque de vouloir réabiliter un terme dévalorisant et politique par nature.
Ce combat serait aussi stupide que celui de la défense de la valeur positive du mot "plouc" face au mot "paysan". Imaginez une Henriette Walter de la paysannerie déclarant : "Les ploucs c'est bien, le Plouc est un paysan à part entière".
A quoi sert-il de chercher à modifier le sens de termes péjoratifs lorsqu'il en existe déjà d'autre plus positifs ou plus neutres ?

Henriette Walter ne pourrait-elle pas profiter de sa notoriété pour justement en finir avec cette triste hiérarchie linguistique purement politique en rayant le mot patois de son vocabulaire ?
La question est : est-ce là son but ?

Par Torr e Benn - Publié dans : Ta gueule Marianne - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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