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Torr e Benn

Une caresse derrière la nuque

Blog résolument pessimisto-misanthrope, crypto communautariste breton, anarcho-bolchevique, une tronçonneuse entre les dents. (Juif allemand les jours fériés uniquement)

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Mercredi 3 juin 2009



« Deux fois prolétaires parce que breton, le Breton ne sera aussi révolutionnaire que breton ». M. Lebesque

« La femme et le travailleur ont tous deux ceci de commun qu’ils sont des opprimés ». Bebel

 

Rendre les femmes dépendantes fut la première tâche de l’homme pour pouvoir mieux l’asservir. L’homme devint  le « protecteur », celui contre qui l’on ne peut aller sans y perdre de plumes, ou son confort. Les bretonNEs auront le même sentiment d’allégeance vis à vis de l’Etat français : c’est celui qui leur donne du travail, qui les éduque… sans se poser la question pour les unes comme pour les autres qu’ils/elles  n’ont tout simplement eu le choix ou la possibilité de forger leurs propres outils de création, d’expression, de travail. Elles/ils se retrouvent de fait, acculés à rendre l’hommage lige à leur pourvoyeur de ressource et finir par trouver cet état de fait relativement normal. Les Bretons furent déclarés « deux fois français » par le gouvernement français de 1919 car ils versèrent plus de sang que n’importe quel hexagonal lors de la première guerre mondiale. Les monuments aux morts, scandaleusement biens fournis et remplis en Bretagne sont érigés comme autant de pense-bêtes quotidiens : «Votre sacrifice ne fut pas vain : votre sort est définitivement mêlé à celui de la France».

 Mais ne pas se révolter, autant pour les femmes que pour les bretonNEs,  c’est alors choisir le chemin le plus facile, le moins semé d’embûche, le moins contraignant. On laisse son destin entre les mains de l’autre, l’homme ou le colon. Les problèmes existentiels n’existent plus. CertainEs ont  choisi le chemin inverse. Celui qui laisse des marques, sinueux, en butte aux moqueries de ceux et celles qui ont décidé de ne pas lutter, un chemin où l’on prend beaucoup sur soit. Mais ce chemin, aussi difficile soit-il reste celui de la liberté. Les femmes ont appelé cette route « féminisme », les autres,  « lutte de libération nationale » ou « indépendantisme ». Ces deux luttes parallèles parfois convergent, ou se mêlent au gré des conflits, des conjonctures.

 

La naissance du féminisme, des luttes de libération nationales… commence par une prise de conscience, la conscience d’un paternalisme qui n’a que trop duré.

 

La colonie germe sous nos cranes, les flics sont dans nos têtes

 

« Il est à propos que le peuple soit guidé et non pas instruit : il n’est pas digne de l’être ». Voltaire

 

Pour affirmer sa supériorité, le maître déprécie, rabaisse, impose son image : la femme devient puérile, frivole, bavarde, dépensière, le Breton quant à lui est têtu, alcoolique, bon chrétien. Les années passent et ce discours est intégré, digéré, jusqu’à en devenir réalité. Simone de Beauvoir nous le fait remarquer : « Quand un individu ou un groupe d’individus est maintenu en situation d’infériorité, le fait est qu’il est inférieur» 1. Et voilà femmes et bretons qui gaiement finissent par devenir ce que leur bon maître veut qu’ils/elles soient. Ces mêmes femmes, ces mêmes bretonNEs deviendront même les gardienNEs de leur propre aliénation. N’y a-t-il pas pire antiféministe qu’une femme elle-même ? Leur aliénation leur procure, il est vrai, quelques avantages :  le chien apprivoisé n’aura plus à chasser pour se nourrir, même si, en échange, il aura droit à une belle laisse limitant tous ses mouvements.

 Mais peut-on en vouloir à ces hommes et ces femmes ? Apres tout, l’histoire des femmes a largement été écrite par les hommes, celles des bretoNEs par la France et ses valets, les colonisés qui s’ignorent. Les mêmes qui assez bien moulés dans leur identité toute neuve, s’évertueront à ethnocider le dernier rempart de leur intégration définitive, comme ces bribes éparses de culture indigène :  leur propre culture. «Je suis français moi» m’entendais-je attaquer alors qu’aucun dialogue n’avait encore été engagé. Ce qui justifiait une telle colère, et une telle assurance ? Un bout de papier qui avait le malheur d’être bilingue. Entendez : breton-français. Afficher la langue bretonne, sa langue, au vu de tous et toutes suscitait chez ce breton un sentiment de rejet total : ce bout de papier écrit dans la langue des vaincus lui rappelait simplement qu’il n’était pas de la race des maîtres, des gagnants,  des champions du monde de football... La faire disparaître même symboliquement revenait à faire disparaître les stigmates d’une tare supposée.

 

Combien de fois n’avons-nous pas entendu un « comment ? De quoi les femmes se plaignent-elles ? Habitent-elles en Afghanistan ? Quoi, les bretonNEs se rebiffent ? n’habitent-ils/elles pas le pays des droits de l’HOMME ? en Démocratie ? » Ces mesquineries ne sortent pas toujours de la bouche de ceux et celles que l’on croit. Et certainEs frères et sœurs de lutte après nous avoir cloué le bec de cette manière, s’en vont ensuite se gargariser de luttes sociales…

 

Car oui, en matière de féminisme, de lutte de libération sociale, pour ces gens, nous habitons en démocratie, en terme de lutte sociale, ce même pays devient pour eux une véritable dictature.

 

Mais, en plus elles parlent ! (et pas toujours en français)

 

Les hommes se sont accaparé toutes sortes de prestiges. Ce sont les prix nobels, les inventeurs célèbres, les peintres célèbres… et même les matières où sont remisées les femmes, tel la couture ou la cuisine, leur sont volés par les grands couturiers, les grands chefs.. Les femmes sont des bonnes à rien, on vous l’avait bien dit ! Et que dire de Marie qui même pas fichue de forniquer se retrouve quand même enceinte…d’un gars qui sera l’alibi parfait d’une secte qui évincera systématiquement les femmes de toute décision, de tout savoir ! Celles qui en savent un peu trop finiront sur un bûcher.

Les antiféministes, les anti-indépendantistes  nous objecteront alors quelques grammes de réussites sensés gommer les tonnes d’injustices : unetelle n’a-t-elle pas accedé à la celebrité ? Ne peut-on pas passer le breton au bac ? Oui et alors ?

Les femmes sont-elles suffisamment représentées dans la société ? Combien de femmes sont-elles à prendre des décisions ? La langue bretonne est-elle officielle ? Pourquoi devrions nous vivre notre moi, ce qui nous construit, d’une manière facultative ?

Nous ne voulons pas d’un peu de lest, ni d’un aménagement de nos droits et libertés. Une laisse qui passe d’une longueur de deux mètres à dix mètres restera une laisse. Nous nous sommes déjà débarassé de notre muselière, nous nous déferons de nos dernières entraves.

 

Monopoliser la lutte des classes

 

                « Par exemple, les luttes régionalistes, que ce soit l'Occitanie ou la Bretagne, qu'on ne doit pas considérer comme du folklore, mais auxquelles il faut restituer leur vraie dimension, qui est une dimension sociale ; elles peuvent être liées à un combat politique, mais elles ont quelque chose de très spécifique, de même que notre lutte féministe ». S. de Beauvoir

 

On refuse souvent le caractère social de la lutte des femmes et de celles de libérations nationales. Les tenants de la lutte des classes voudraient-ILS garder le monopole des luttes ?

Les libertaires français reprochent à nos luttes de cacher un chauvinisme dangereux, de receler en son sein une idéologie nauséabonde. Sans cesse nous devons nous expliquer, expliquer à quel point nos luttes ne sont pas celles qu'ils veulent qu'elles soient, en quoi elles ne sont pas incompatibles avec une émancipation sociale, en quoi elles sont complémentaires. Mais, à notre tour posons des questions : Qui peut affirmer que le courant libertaire sera respectueux des femmes, des minorités nationales ? La position de certainEs anarchistes et de certains mouvements libertaires me feraient penser le contraire. Le mépris parfois affiché pour nos luttes n'a d'égal que leur dogmatisme niveleur. Phallocrates les libertaires ? Jacobins les anars ?

Qui peut oser affirmer aujourd'hui que la lutte des classes effacerait toute domination sur les femmes ?

L'asservissement des femmes par les travailleurs serait-il plus acceptable que celui d'un capitaliste ?

UnE bretonNE doit-il/elle acquiescer lorsque unE ouvrier/ère déclare que sa langue-déchet n'est bonne qu à rejoindre les poubelles ? Y a t il une différence entre traiter une femme de "putain", un noir de "sale nègre", et unE bretonNE de "sale plouc" ?

"Jamais les théoriciens révolutionnaires n'ont fait pour les femmes ce qu'ils ont fait pour les ouvriers, c'est à dire déterminer les fondements de l'exploitation économique et de la domination idéologique ."2

Ceci est par contre faux pour les luttes de libération nationales…mais à condition qu'elles se déroulent le plus loin possible, sous des contrées plus exotiques de préférence. Le droit des peuples à disposer d'eux- même devient proportionnellement égal à la distance qui les sépare de nous en quelque sorte.

Nous n'avons en effet aucune gloire, aucune fierté à tirer de notre nationalité, de notre sexe, de notre condition sociale, mais nous devons apprendre à ne plus en avoir honte, et surtout ne pas profiter de sa situation de dominantE, linguistique, sexuelle, de classe pour opprimer l'autre. Car l'autre n'est pas toujours celui de couleur, l'autre n'habite pas toujours dans les cités HLM. Le dominant lui ne porte pas toujours la cravate.

 

 

Des femmes ont dit ; le peuple dominé lutte contre l'impérialisme, l'ouvrier lutte contre son patron, la femme lutte contre tout oppresseur.

Une lutte des classes occultant les luttes de libération des femmes ou bien nationales reviendrait à accoucher encore une fois d’une monstruosité se parant des atouts du progrès social. Elle ne serait qu'une lutte inachevée parmi tant d'autres. Cela revient à se crever les yeux pour se conforter dans l’idée que cela n’existe pas. Mais les injustices ne disparaissent pas en les niant. Il n’y a pas d’injustice plus urgente qu’une autre, car ce qui est injuste tue, d’une manière ou d’une autre, et vivantEs nous le sommes plus que jamais !!

 

 1 Le deuxième sexe

2 Annie C. "Les révolutionnaires, Thionville et nous" in Les Temps Modernes

Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Vendredi 20 mars 2009


J'aime beaucoup la linguistique. J'aime encore plus la sociolinguistique. J'avoue cependant que certains linguistes m'agacent. C'est le cas d'Henriette Walter et sa marotte : le patois.
Ca, elle le défend le patois. Y'a pas à dire. Les journalistes lorsqu'ils la reçoivent n'ont que ce mot à la bouche et Henriette y va de son couplet sur la défense des patois, qui selon elle, seraient pourtant des "langues à part entière".
Soit. Alors si les patois sont des "langues à part entière", pourquoi s'obstiner à utiliser ce vocable pour désigner ces langues ?
Ecoutons la linguiste, qui nous donne sa définition de "patois" : "Un patois est une langue à part entière, qui se parle dans une aire géographique limitée et qui a connu une évolution légèrement différente de celle des patois voisins. Des patois partageant un ensemble de traits communs constituent un dialecte."

Là, j'avoue avoir beaucoup de difficulté à suivre son raisonnement. En effet, "des langues a part entière" qui forment des dialectes, c'est une nouveauté pour moi. Si l'on s'en tient à son raisonnement, son obstination à nommer "patois", des "langues à part entières" pourrait laisser entendre qu'elle refuse, malgré ses dires, à les considérer comme des "langues à part entière". A moins que son combat soit selui de la réhabilitation du mot "patois" ?

Entendue lors de nombreuses interviews à la radio, Henriette Walter entretient volontier la confusion entre "langues régionales", "patois"... sans jamais dire où ces derniers commencent et finissent , ou si ces deux termes sont pour elle synonymes. Pour reprendre sa définition surprenante, le patois serait parlé "dans une aire géographique limitée".
Quid du Danois, principalement parlé au Danemark ?
Quid de l'estonien, parlé en Estonie ?
Quid du Catalan, prinipalement parlé en Catalogne, mais par près de 10 millions de locuteurs.. Un patois lui aussi ?
Ce que ne dit pas Henriette Walter, c'est que cette classification des langues est purement politique, et que cette classification a une incidence incroyable sur la pratique même de ces langues.
Un exemple éclairant ? Le catalan toujours : Cette langue est parlée par un peuple coupé en deux. Au nord les catalans sont gouvernés par Paris, au sud par Madrid. Ils parlent une même langue, le catalan. Pourtant cette dernière qui est, au mieux, une langue régionale pour les français, est une langue nationale du point de vue Espagnol. Au nord la pratique ce cette langue décroit, elle se porte comme un charme au sud. Nous pouvons multiplier l'exmple à l'envie tant de nombreux peuples en hexagone sont coupés en deux. C'est le cas des flammands, dont la langue côté français est méprisée et ne cesse de perdre des locuteurs, ce qui peut paraitre bien suprenant car ces derniers partagent leur langue avec les néerlandais (16 millions de locuteurs), dont c'est la langue officielle.
Les langues que l'on cache derriere le mot patois sont automatiquement dévalorisées. Et Henriette Walter ne peut feindre de l'ignorer. Elle sait que le mot patois véhicule une image très souvent négative ou péjorative de ces langues.
Le journal Sud Ouest appelle systématiquement "Patois" la langue occitanne. Le quotidien Nord éclair utilise systématiquement ce mot pour désigner le picard, qu'il ne nomme jamais comme tel. En épluchant ces journaux, on remarque que les mots associés au terme "patois" sont très souvent dépréciatifs ou utilisés dans des contextes peu sérieux.
Voici une Petite liste non exhaustive que j'ai relevé dans ces deux canards :
nostalgie
comique
sketch
humour patoisant
humour et fantaisie
rire
coutume régionale
bonne humeur
Sourire
patoisante
expressions savoureuses
folklore et parfois cocasse
tradition et veillées d'autrefois
ancien parler...

On conviendra, que l'on aura de fait, plus de mal à faire admettre à leur locuteurs que ces langues que l'on cantonne au rire et au passé puissent être égales à toute autre forme de langage.
Cercle vicieux. Une langue dépréciée ne donne pas envie d'être transmise. Au mieux, elle servira dans des cercles restreints, et surtout pas publics. Une langue coupée d'expression publique est vouée à disparaitre. Si le combat d'Henriette Walter est de prouver que toutes les langues se valent, je pense qu'il est grotesque de vouloir réabiliter un terme dévalorisant et politique par nature.
Ce combat serait aussi stupide que celui de la défense de la valeur positive du mot "plouc" face au mot "paysan". Imaginez une Henriette Walter de la paysannerie déclarant : "Les ploucs c'est bien, le Plouc est un paysan à part entière".
A quoi sert-il de chercher à modifier le sens de termes péjoratifs lorsqu'il en existe déjà d'autre plus positifs ou plus neutres ?

Henriette Walter ne pourrait-elle pas profiter de sa notoriété pour justement en finir avec cette triste hiérarchie linguistique purement politique en rayant le mot patois de son vocabulaire ?
La question est : est-ce là son but ?

Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Vendredi 20 mars 2009


Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Mercredi 18 mars 2009


Sérieusement, vous écouteriez vous, en tant que boulanger, les conseils d'un type qui n'a jamais fait de pain sur la manière de faire vos miches ?

Vous écouteriez vous, garagiste, les conseil d'un branleur qui n'a jamais touché un moteur de sa vie ?

Alors pourquoi on écouterait les conseils d'un puceau sur la manière de baiser ?

Hein Benoit ?
Par Torr e Benn - Publié dans : La gerbe / Da zislonkañ - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Samedi 14 mars 2009

200



Beau score !

Depuis 1 ans et demi ce sont plus de 200 militants basques qui ont été libérés sans charge après avoir été placées en garde à vue" au Pays Basque nord (Iparralde). Certains hexagons appellent ça le pays basque français.

D'ailleurs cela continue aujourd'hui avec l'arrestation de Michel Onko.

Yeah ! A donf avec le pays des droits de l'homme !
Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Vendredi 13 mars 2009


Lu dans le Dossier Alternative Economique, "l'Etat face aux communautés" une interview ou apparait le sociologue Robert Castel.
Ce dernier est interrogé sur la question des statistiques ethniques.
Ce dernier, que la force obscure du régime républicain à la française aveugle ("Je suis très attaché au modèle républicain.") croit encore aux  bonnes vieilles fables que tout petit, il écoutait sur les genoux de notre bonne vieille chère Marianne.

Je cite : "Lorsqu'au XIXe siècle, la République interdisait aux petits Bretons, par exemple, de parler leur langue à l'école, elle voulait leur offrir une véritable possibilité de promotion sociale, en échange de cette impossibilité d'exprimer leur identité culturelle en public. Le français était un sésame exigé d'eux. Dès lors qu'ils l'avaient appris, ils n'étaient pas l'objet de discriminations parce qu'ils étaient nés en Bretagne."

Comment un sociologue de sa trempe peut encore croire à de telles sornettes ? Nous savons tous et toutes que si la volonté réelle était la promotion sociale, le bilinguisme aurait amplement suffit. Pas besoin pour cela d'éradiquer l'expression la plus profonde d'un peuple, sa langue. Remplacer le breton par du français relevait simplement d'une mission assimilatrice, d'un nettoyage culturel assaisonné d'une pincée de beaux sentiments pour la forme.

Il faut se rappeler que c'est à la même période que sévissait une république hautement raciste (la troisième) et colonialiste, sous couvert d'élévation de la condition des pauvres nègres et autres bougnoules. Nous, nous étions les ploucs... Un poil mieux considérés.

J'exagère ?
Sous la Monarchie de Juillet déjà, de l'aveux du sous préfet de Kemperle Auguste Romieu :
"La Basse-Bretagne, je ne cesse de le dire, est une contrée à part qui n'est plus la France. Exceptez en les villes, le reste devrait être soumis à une sorte de régime colonial. Je n'avance rien d'exagéré. Créons pour l'amélioration de la race bretonne, quelques unes de ces primes que nous réservons aux chevaux et faisons que le clergé nous seconde en n'accordant la première communion qu'aux seuls enfants parlant le français."

Un autre sous préfet lançait lui un cri de guerre aux instituteurs largement entendu depuis : "Surtout rappelez-vous, messieurs, que vous n'êtes établis que pour tuer la langue bretonne."

Et la promotion sociale ?

Ces appels à la promotion sociale comme les considère Robert Castel prennent tout leur sens dans le vibrant hommage à la pureté républicaine, résumé ici en un slogan rageur : "Pour l'unité linguistique de la France la langue bretonne doit disparaître." Dixit Anatole de Monzie, ministre de l'Instruction Publique en 1925 (IIIeme republique)


Robert Castel ne semble pas comprendre que cet ethnocide EST non seulement une discrimination  mais un véritable crime.

Il est stupéfiant de lire de la part du sociologue que le crime a payé, et que c'est une bonne chose puisque il n'y a plus besoin de tuer. Comme il n'y a plus de raison de tuer, nous avons éradiqué le problème. Comme il n'y a plus de probleme, l'assassiné n'en a plus. On n'en parle plus.. Suivant !

Comment peut-on lire de telles inepties en 2009, alors que nous savons pertinemment que ce discours  sur la "promotion sociale" de la IIIeme n'a été qu'un cache sexe permettant les pires méfaits colonialistes au nom de la civilisation. La grandeur de la france, son rayonnement via sa langue et sa culture a toujours été l'orgueil français... pas le bien être de ses administrés.

Robert Castel oublie-t-il que le parangon de la troisième, et de son modèle de "promotion sociale" Jules Ferry n'a pas hésité à déclarer :  "Messieurs, il faut parler plus haut et plus vrai! Il faut dire ouvertement qu'en effet les races supérieures ont un droit vis à vis des races inférieures [...] parce qu'il y a un devoir pour elles. Elles ont un devoir de civiliser les races inférieures."
Civiliser, attendrir, domestiquer... Le but n'était-t-il pas plus de se faire comprendre de ces populations plutot que de les élever socialement ? Il est certe plus facile de diriger un peuple, de l'envoyer à la guerre, quand ce dernier comprend les ordres.

Outre mer, nous savons pertinemment que le niveau social et culturel des pays colonisés, que le statut même des citoyens colonisés, était largement inférieur à celui de la métropole et que cela a perduré, jusqu'à même l'obtention d'indépendance de certaines colonies. Pourtant c'est le même air que ces derniers ont entendu : "nous voulons votre bien. Nous voulons élever votre âme" Tant de charité chrétienne ferait verser une larme à un poisson.


PS :
Je conseillerais à tous les nostalgiques de la III et des suivantes de vite se depêcher de regarder le film de René Vautier : Afrique 50.
On y voit comment la république française, en bonne mère se charge de veiller au bien être et à la promotion sociale de ses ploucs africains.

Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Jeudi 5 mars 2009
Philippe Val, qui voit du nazi partout, ou du moins des traits d'antisémitisme à la moindre critique d'Israel, nous a, il y a quelques semaines pondu un machin qui fait mal aux arbres. Certains appellent ça un livre. Soit.
Je voulais en parler, et puis les semaines ont passé.

Je viens de retomber par hasard sur le dit bouquin, avec son gros titre en rose.

Pour tout dire, ce mec est incroyable.

Sérieux !

Le gars est capable par un mécanisme de syllogismes incroyables de te démontrer que ta cousine, parce qu'elle a mangé un jour du saucisson qui venait du charcutier du quartier, qui a une tante dont l'unique acte de collaboration s'est résumé il y a de ça 70 ans à coucher avec un quelconque soldat allemand un soir de déprime, est une antisémite.

Par contre, le même gars n'a apparement pas l'air bien dérangé par ces quelques citations pourtant explicites :

"Pourquoi les Juifs n’auraient-ils pas été anthropophages ? C’eût été la seule chose qui eût manqué au peuple de Dieu pour être le plus abominable peuple de la terre."

"N'est-il pas clair (humainement parlant, en ne considérant que les causes secondes) que si les Juifs, qui espéraient la conquête du monde, ont été presque toujours asservis, ce fut leur faute ?"

"Les Juifs seuls sont en horreur à tous les peuples chez lesquels ils sont admis"

etc etc. Je dis bien etc parce qu'il y en a des tonnes comme ça.

Oui, donc je disais que Val a la particularité de détourner les yeux du véritable antisémitisme quand cela l'arrange.
Pourquoi ?
Simplement parce que ces citations viennent tout droit de la plume de Voltaire.. . et que ce dernier est appelé à la rescousse pour appuyer Val dans son combat contre l'antisémitisme. Un pur délice.



Ah, mais oui, j'oubliais ! En fRance, il y a une particularité ! Celle d'oublier les détails gênants de son histoire et de ses grands hommes et de se consacrer minutieusement à ceux des autres. Cela s'appelle la paille et la poutre, ou alors l'hopital qui se fout de la charité... ou tout simplement la fRance.

Val en est un parfait exemple.

Et ça me fait marrer tellement c'est minable.



Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Vendredi 27 février 2009


«J'ai beaucoup regardé ses traits, j'ai imaginé Yvan Colonna en blond. J'en suis sûre et certaine : ce n'est pas ce monsieur que j'ai vu le 6 février 1998. Quand j'ai découvert sa photo je me suis dit : ce n'est pas le véritable assassin. Cet assassin, je le reconnaîtrai encore dans dix ans».


Mais puisque putain, NICOLAS A DIT QU'IL AVAIT ARRÊTÉ L'ASSASSIN, on va quand même pas croire une femme qui était là au moment des faits et qui a eu le temps de dévisager le tueur... Ca serait un comble quand même !

 et paranoïaque en plus la fille :

"En colère, elle raconte le « calvaire » que lui auraient fait vivre policiers et magistrats. « On me disait : "Dites ça et on n'en parle plus." On me rappelait pour me faire dire des trucs que je ne savais pas, j'étais oppressée », confie-t-elle, accusant la police de l'avoir surveillée."

Alors qu'on sait que la police française est la plus exemplaire au monde, puisque parlant la plus belle langue du monde, et vivant dans le plus beau pays du monde, de la plus belle révolution du monde, Policiers de la noble  France, fille ainée de l'Église...
Alors ! Avec un CV comme ça, ce n'est pas le témoignage d'une croupière de casino qui va faire le poids !
Non mais !


Cette histoire me rappelle soudainement une certaine Marylise lebranchu, un certain Jean-Pierre Chevenement qui avant notre télépathe de président avaient trouvé d'emblée les coupables de l'attentat de Mac Donald à Quévert.

Bon, la justice, aveugle comme elle est, et surtout sourde à l'éloquance de nos visionnaires de génie s'était fourvoyée en ne désignant pas les accusés comme étant les coupable de ce tragique attentat.

Espérons cette fois ci que cet ignoble chevrier mafieux feignant assassin corse ne profite pas des grandes largesses de cette justice bolchevique !



Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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Jeudi 26 février 2009


3000


Sed aze niver an dilabourerien ouzhpenn a zo bet bemdez e bro-c'hall e miz Genver.

Ket fall hañ ?

Par Torr e Benn
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Mercredi 25 février 2009


2,2857142857142857142857142857143


Setu niver a fliked evit pep den e Daumeray p'eo deuet Sarkozy da flourañ revr ar penn-chatal

N'eo ket fall hañ ?
Par Torr e Benn - Communauté : Les Bretons sont dans la place
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